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Jean-Christophe Kugler, membre du Comité de direction de Renault, au Quotidien d’Oran
EXIGER DE LA QUALITÉ À ORAN


 

Le Quotidien d’Oran : Renault s’installe à Oued Tlelat, dans la wilaya d’Oran. Les autorités algériennes avaient proposé, la zone de Bellara lors des négociations pour l’installation d’une usine en Algérie. Qu’est-ce qui a motivé votre choix pour cette région de l’ouest du pays ?
Jean-Christophe Kugler : Nous souhaitons disposer des meilleures conditions  d’environnement pour ce projet de développement industriel. Le site de Oued Tlelat correspond très bien aux critères que nous avons évoqué avec les autorités : proximité d’un port , aéroport , réseau routier, personnel qualifié et qualité du terrain.
Q.O.: Pouvez-vous nous donner une idée précise sur le montant de l’investissement pour la réalisation de l’usine Renault en Algérie ?
J.C.K.: L’investissement s’élève à environ 50 millions d’euros dans un premier temps. Il s’agit d’un partenariat avec mise à disposition d’un terrain en concession, et mise à niveau d’infrastructure (port d’Oran, réseau routier …).
Q.O.: Pouvez-vous nous préciser la date du début de réalisation de l’usine ?
J.C.K.: Le projet avance bien; nous avons créé la société, qui est enregistrée au registre du commerce. Le directeur général de Renault Algérie Production a également été nommé, en la personne de Bernard Sonilhac. Les travaux de viabilisation se déroulent tel que prévu et nous pourrons commencer le chantier en septembre 2013.
Q.O.: L’usine aura besoin de main-d’oeuvre. Est-ce que vous prévoyez de recruter parmi la main-d’œuvre locale ? Quels seraient ses besoins ?
J.C.K.: Nous allons recruter localement, c’est à dire sur Oran principalement, les opérateurs, les managers de fabrication (chef d’équipe, chef d’atelier par exemple), les techniciens logistique, les techniciens de maintenance de l’usine de Oued Tlelat.
Nous allons également recruter dans le tertiaire, achats, services généraux, ressources humaines, comptabilité, contrôle de gestion.Les effectifs de la société seront autour de 350 personnes dans un premier temps.
Les profils recherchés sont diversifiés puisque nous recruterons des jeunes diplômés comme des professionnels expérimentés, des ouvriers comme des techniciens et des cadres.
Au niveau des formations nous travaillons avec le CFPA de Ouet Tlelat pour mettre en place les formations nécessai- res aux futurs employés de Renault Algérie Production. Elles démarreront en septembre 2013. La formation est un des éléments clés de notre dispositif et sera le garant de la qualité de fabrication à un niveau international. Ces formations seront assurées à partir de programmes établis par Renault grâce à son expérience sur plusieurs continents. Une partie de la formation sera réalisée dans le centre de Ouet Tlelat, et nous disposerons également d’espaces de formation à l’intérieur de l’usine, au plus près de la chaine de fabrication.
Nous mettrons à disposition les meilleurs spécialistes et managers du Groupe Renault pour transférer la connaissance de ces standards de la fabrication automobile.
Q.O.: Qu’est-ce qui est prévu en matière de transfert de technologie ?
J.C.K.: Il y aura effectivement des transferts de technologie.
Tout d’abord en termes de technologie de fabrication car toutes les usines du Groupe Renault correspondent aux mêmes critères d’exigence de qualité.
Il y aura également des transferts en termes de formation à la fabrication automobile. Une partie des modules de formation sur lesquels Renault Algérie Production s’appuiera pour la formation de nouvelles recrues, sera implantée et mise à disposition au centre de formation algérien.
Q.O.: Il a été évoqué auparavant que des entreprises algériennes ont déjà été identifiées par Renault. Pouvez-vous nous indiquer leur nombre et en quoi consistera exactement la sous traitance?
J.C.K.: Avec la SNVI, notre partenaire, nous sillonnons le pays pour identifier sur place les meilleurs potentiels. A ce jour, nous ne pouvons pas encore donner de chiffres sur le nombre d’entreprises qui seront retenues, mais nous avons d’ores et déjà identifié des candidats très solides.
Q.O.: Renault a décroché« une exclusivité » auprès des autorités algériennes, un engagement qu’aucun autre constructeur ne s’installera en Algérie pendant une période de trois ans. Ne pensez vous pas que cette demande ne transgresse les règles de la concurrence ?
J.C.K.: Nous respectons les législations dans tous les pays où nous opérons. Ce contrat d’exclusivité public/privé, n’empêche en aucun cas un constructeur de s’allier à un privé pour faire une usine pendant cette période.
Nous voulons donner les meilleures chances à ce projet de se développer rapidement.
L’idée est de concentrer les efforts de la future filière sur cette première usine.
Q.O.: Dans de récentes déclarations des responsables de Renault ont indiqué que les voitures qui seront construites en Algérie seront vendues au même prix que celles importées et cédées par les concessionnaires Renault.
A votre avis les algériens seront-ils plus intéressés par les voitures construites ici ou celles importées ?
J.C.K.: Pour le client algérien, il n’y aura effectivement aucune différence ni en prix, ni en qualité. Les véhicules produits en Algérie répondront aux exigences qualité qui sont appliquées dans toutes les usines Renault dans le monde. Nous ferons tout pour que Renault, l’Algérie et les algériens soient fiers de la qualité de fabrication de notre usine. L’Algérie a déjà démontré dans d’autres domaines qu’elle produit à un niveau de qualité international.
Q.O: Que pouvez-vous nous dire concernant les voitures qui seront fabriquées à Oued Tlelat?
J.C.K.: La production commencera en novembre 2014. Nous installerons une capacité de production de 25 000veh/an. Nous produirons la Nouvelle Symbol qui utilise une nouvelle plateforme internationale et qui dispose des dernières évolutions technologiques de Renault
Q.O.: La production de l’Usine de Tlelat sera destinée, dans un premier temps au marché algérien. Y a-t-il des perspectives pour l’exportation ?
J.C.K.: Même si le projet répond principalement à l’expansion du marché automobile local
(Renault a connu une croissance de volume de 51,5% par rapport à 2011 et a atteint une
part de marché de 26% en 2012) il pourrait potentiellement y avoir des exportations, à destination des pays arabes et de l’Afrique Subsaharienne qui constitue le futur grand marché en développement.
Q.O.: Si ces perspectives étaient retenues, n’y aurait il pas concurrence avec l’usine Renault de Tanger au Maroc ?
J.C.K.: En janvier 2012, nous avons inauguré notre usine à Tanger, qui aura une capacité de production 370 000 véhicules à terme. Cette usine produit des modèles de notre gamme Entry, sous badge Dacia (Lodgy, Dokker, Dokker Van). Située dans une zone franche, l’usine de Tanger doit exporter 85% de ses volumes de production. Si la production de Tanger est principalement destinée à l’export, la production de Renault en Algérie servira d’abord le marché algérien qui est le 2ème marché d’Afrique et sera peut-être le 1er dans les années qui viennent